La résistance du mildiou en culture de salades
Chaque année, avec l'émergence de nouvelles souches, la lutte contre le mildiou devient de plus en plus ardue. Les producteurs doivent surveiller attentivement leurs cultures pour détecter les maladies. Pour Syngenta, cela implique d'anticiper les nouveaux gènes de résistance qui seront efficaces à l’avenir contre cette maladie.
"Le mildiou est l'une des maladies fongiques de la salade pour lesquelles l'absence de résistance n'est pas envisageable", explique Michel de Lange, Phytopathologiste chez Syngenta Vegetable Seeds. "Il peut anéantir complètement les rendements, et les producteurs ne peuvent tout simplement pas se permettre de prendre ce genre de risque."
Les chercheurs de Syngenta travaillent sans relâche, année après année, pour intégrer de nouveaux gènes de résistance dans les nouvelles variétés. Afin que les producteurs puissent cultiver la salade il est essentiel de détecter rapidement les nouveaux isolats des pathogènes en constante évolution. C’est une course contre la montre entre d’une part un champignon qui évolue rapidement et les chercheurs qui tentent d’identifier les nouveaux gènes de résistance garantissant la robustesse des nouvelles variétés face au mildiou.
Une résistance élevée au mildiou permet d'obtenir des salades de qualité
L'évolution des souches de mildiou est si rapide qu'elle rend la création de variétés résistantes très complexe.
"Lorsque nous lançons une nouvelle variété, la résistance doit être élevée et non pas intermédiaire", explique M. de Lange. "Le mildiou affectant les feuilles des salades endommage la plante et la rend impropre à la vente pour les producteurs."
Pour comprendre les résistances, les chercheurs de Syngenta s'appuient sur la longue histoire de l'entreprise en matière de sélection de salades pour comprendre quels gènes sont affectés par l'apparition de nouvelles souches et quelles sont les options possibles pour contrer ces nouveaux isolats. Cela signifie qu'il faut examiner non seulement la génétique au sein du portefeuille de Syngenta, mais aussi le matériel végétal sauvage des variétés de laitues.
"Une fois que nous avons compris comment la résistance est affectée par le mildiou, nous pouvons trouver de nouvelles variétés pour remplacer celles qui sont sensibles", explique-t-il. "Nous utilisons également des combinaisons de plusieurs gènes de résistance afin de réduire le risque de futures apparition de résistance."
Prévoir les résistances futures et apporter rapidement des solutions aux producteurs
À ce jour, il existe 40 souches officielles de mildiou, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. La variation réelle au sein de ces souches reconnues est beaucoup plus importante, ce qui signifie que le pipeline de nouveaux gènes de résistances dans notre matériel de sélection doit être le plus diversifié possible afin que nous puissions réagir rapidement aux besoins du marché.
Nous nous y préparons en surveillant continuellement ce qu’il se passe sur le terrain pour détecter la présence de nouveaux isolats et nous investissons en Recherche & Développement afin d’intégrer rapidement les derniers gènes de résistances découverts dans nos nouvelles variétés.
Syngenta fournit chaque année de nouvelles variétés résistantes pour aider à relever le défi des souches émergentes de mildiou. Il faut entre trois et dix ans pour intégrer de nouveaux gènes de résistance dans notre gamme commerciale.
Protéger les gènes de résistance du mildiou grâce à la lutte intégrée contre les ravageurs
Si la résistance variétale offre aux producteurs un outil de choix dans la lutte contre le mildiou, elle ne les dispense pas de la nécessité de surveiller et de gérer la maladie de manière proactive dans les champs. Une combinaison de variétés résistantes et de protection des cultures peut contribuer à réduire la propagation, ou l'émergence, de nouvelles souches résistantes aux méthodes de contrôle actuelles.
"La combinaison de la protection des cultures et des gènes de résistance est le meilleur moyen pour nous garantir des récoltes de salades de qualité", déclare M. de Lange. "Elle permet de maintenir les caractéristiques agronomiques des variétés le plus longtemps possible, tout en protégeant le rendement et la qualité dans les champs - une approche plus durable de la gestion du mildiou."